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Gérard de Cortanze : la langue française est un être vivant et, comme tout être vivant, elle peut mourir…

il y a 6 jours
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Dernière mise à jour : il y a 6 jours

À l’occasion de l’attribution du Prix des Hussards à Gérard de Cortanze pour son dernier roman Savinien de Cyrano, sieur de Bergerac, nous avons rencontré un écrivain à la trajectoire singulière, nourrie de liberté, d’histoire et de panache. Romancier prolifique, biographe de grandes figures et amoureux intransigeant de la langue française, fort de plus de 90 livres, il revient ici sur ses débuts, sa vision de l’écriture et ce qui, aujourd’hui encore, fait la nécessité de la littérature…



Quels ont été vos débuts en tant qu’écrivain, et quels souvenirs en gardez-vous aujourd’hui ? Pouvez-vous nous parler du premier livre que vous avez écrit ?

Je suis né de l’étrange rencontre entre un aristocrate piémontais désargenté, dont les ancêtres avaient participé à la première Croisade et joué par la suite un rôle essentiel dans l’histoire de l’Italie, et une jeune Napolitaine de dix-huit ans, issue de la classe ouvrière et descendante directe du célèbre Fra Diavolo. C’est cette ascendance peu commune qui m’a conduit à l’écriture. Enfant, je me réfugiais dans la lecture. Croyant dresser entre le monde et moi une muraille protectrice, celle-ci fut au contraire une ouverture joyeuse vers ce que Ernest Hemingway appelle la « rumeur du monde ».Mon goût pour l’écriture est venu de ce que mon ami Paul Auster nommait une « faille d’enfance ».




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© copyright Marina Yaloyan 

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