À propos
Je m’intéresse aux moments de bascule : aux chutes des empires, aux idéologies qui s’effondrent, aux familles qui tentent de survivre à ce qui les dépasse.
Aux mondes disparus. Aux voix oubliées. Au destin et à la nature humaine.
À ce qui reste quand tout change.



Parcours & Vision
Elevée entre l'Arménie, la Russie et les Etats-Unis, j'ai très tôt inscrit mon parcours dans une géographie mouvante, tissée de langues, de cultures et de récits. Depuis l’enfance, l’écriture est le centre de ma vie, le lieu intime où se rejoignent pensée, mémoire et imagination. Entre dix et seize ans, dans ma langue maternelle, le russe, j'écris plusieurs dizaines de poèmes, de nouvelles et deux romans l'un à douze et l'autre à quatorze ans.
La musique classique m'accompagne depuis toute jeune âge et irrigue mon rapport au rythme, au silence et à la construction de mes textes.
À quinze ans, je traverse les frontières et m'exile avec ma famille aux Etats-Unis, où je suis diplômée major après avoir complété mes études littéraires d'abord à UCLA (Los Angeles), puis mes études en journalisme à l'Université de Columbia à New York.
Nourrie par les grandes traditions littéraires françaises, russes et américaines, mon œuvre puise dans ces migrations : d’abord vers les États-Unis, puis vers la France, où je m’installe après mes études, à l’âge de vingt-six ans.
Je change alors une nouvelle fois de langue comme de pays, laissant ces passages successifs façonner une voix à la fois cosmopolite et incarnée. Arrivée en France, je m’intéresse de plus en plus à l’exil, à l’Histoire et à la manière dont elle infléchit les destins et façonne les êtres.
Parallèlement à l’écriture, je commence à travailler comme journaliste pour la télévision française (France 24 et M6). Aujourd'hui, je suis directrice des Affaires internationales au Journal du Parlement et aux Nouvelles Diplomatiques, chargée des Relations internationales au Comité de l’Europe, et professeur de Géopolitique et de Communication à HEC Paris. J'ai collaboré à de nombreuses publications, notamment Le Courrier de l'UNESCO et Figaro Vox et j'ai été sollicitée par la Commission Malraux pour contribuer au Livre blanc de l’Europe de la culture.
Ces expériences ont aiguisé mon regard sur la politique, le pouvoir, les récits officiels et ce qu’ils laissent dans l’ombre.
Mais la littérature reste toujours mon point d’ancrage, le seul lieu où tout peut s'exprimer sans compromis.
La Petite pianiste d'Erevan, publié chez Albin Michel, est mon premier roman. Il s'inscrit dans un cycle romanesque consacré aux héritages brisés, aux familles prises dans les grands bouleversements du XXᵉ siècle et à la manière dont une voix, parfois fragile, parfois obstinée, peut encore chercher l’amour, la beauté et le sens au milieu du chaos.
