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Au coin du feu : Les manuscrits ne brûlent pas…

  • Photo du rédacteur: Marina Yaloyan
    Marina Yaloyan
  • 12 janv.
  • 1 min de lecture


La cheminée – c’est un foyer de souvenirs… dont le feu, réparateur, mais aussi destructeur et séducteur, traverse les siècles et communique à travers les flammes que les écrivains aiment tant… Ce témoin romanesque et presque invisible écoute le vent siffler à travers les champs avant de se recueillir dans les recoins ombragés des vieilles pages. Du fait de sa poésie, mais aussi de son incroyable versatilité et de sa nature ambivalente qui symbolise à la fois la vitalité, la mort et la renaissance, la cheminée apparaît et réapparaît dans la littérature, inspire les histoires au coin du feu, remplit l’atmosphère de son parfum intemporel et dynamise les dénouements des romans d’aventure avant de devenir elle-même un personnage.

« À dix mètres de la route bordée d’herbe, ma cheminée – cette vieille cheminée Henri VIII – se dresse, énorme, massive, devant moi et mes possessions… La neige macule sa tête avant mon chapeau et chaque printemps, comme au creux d’un hêtre, les premières hirondelles y construisent leur nid. Mais c’est intramuros que la prééminence de ma cheminée est la plus notable. Lorsque dans la pièce de derrière, réservée à cet usage, je me lève pour recevoir mes invités (que, soit dit en passant, je soupçonne de venir voir ma cheminée plu tôt que moi), je me tiens moins devant, à strictement parler, que derrière ma cheminée, qui est, en fait, la vraie hôtesse ».

Pleine de vitalité et de nostalgie, la cheminée d’Herman Melville n’est plus un objet, mais un personnage à part entière doté de sensibilité et de mémoire, d’orgueil et de caprices, telle une véritable maîtresse de maison...



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© copyright Marina Yaloyan 

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