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Interview avec Philippe Foliot: "Je ne sais pas si l’Ukraine peut gagner, mais je sais qu’elle ne peut pas perdre "!

  • Photo du rédacteur: Marina Yaloyan
    Marina Yaloyan
  • 11 janv.
  • 1 min de lecture

Vous étiez à la tête de la Délégation française de l’Assemblée parlementaire de l’OTAN et vous venez de revenir d’Ukraine. Quelle est votre vision de la situation sur le terrain ?


J’étais effectivement au mois d’août en Ukraine. Je suis certainement le Parlementaire étranger à m’être le plus souvent rendu sur place et surtout à m’être rendu, à chaque fois, sur la ligne du front. Je pars toujours avec l’objectif de mieux comprendre la situation et les enjeux. 

Au travers de la presse, on a une image et au travers de la communication, voire de la propagande des uns et des autres, on a une vision, mais moi j’aime me rendre sur le terrain pour prendre connaissance des choses. 

Par exemple, la première fois que j’y suis allé, c’était du côté de Donetsk, à côté de Bakhmout. J’assistais à un tir opérationnel du canon CAESAr que la France a offert à l’Ukraine. 

La deuxième fois, c’était plus au Sud, dans la région de Zaporijia. 

Avec un collègue Député allemand, nous étions allés voir les chars Léopard allemands et des AMX-10 RC français. C’était le moment où on parlait de la préparation de la contre-offensive ukrainienne, mais qui finalement n’a pas eu lieu.

Dernièrement, nous sommes allés dans la région de Kharkiv qui est à une cinquantaine de kilomètres de la Frontière russe et qui était la troisième ville d’Ukraine. Je dis « était » parce qu’elle a perdu une grande partie de sa population... 



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© copyright Marina Yaloyan 

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